LETTRE DE BALTHAZAR (21)

de Piriapolis (Uruguay) à la Caletta Horno (Argentine)

du Dimanche 28 Novembre 2010 au Dimanche 5 Décembre 2010

Maurice me réveille à 6h ce Lundi 29 Novembre pour prendre mon (deuxième) quart. A trois nous faisons des quarts de 3 heures, toujours aux mêmes heures pour prendre un rythme régulier, moi du dîner (vers 20h) à minuit, JP de minuit à trois heures, Maurice de 3 heures à 6 heures. Ces six heures de sommeil, souvent interrompues par une manœuvre ou deux, sont complétées par des sommes au cours de la journée, variables selon le rythme de chacun, qui maintiennent l’équipage en forme.

Le retard pris à cause du problème de l’enrouleur ne nous permet plus d’emprunter et d’explorer comme prévu le détroit de Magellan. Nous allons donc emprunter la route directe des Cap Horniers pour rejoindre le canal de Beagle par le fameux et difficile détroit de Le Maire qui permet de passer entre l’île des Etats ( sur laquelle se situe le célèbre phare du bout du monde, cher à Jules Verne, qui guidait les Cap Horniers dans ces eaux tumultueuses et le Cap San Diego à l’extrémité SE de la Terre de Feu. Ce sera une belle et difficile navigation de marins. Lisons ce que nous en dit notre portulan : “The route between Rio de la Plata and Cabo San Diego, the SE extremity of the continent, is considered, without exaggeration, one of the toughest a yacht is likely to meet. A record of wrecks, accidents and misfortunes, amplified by time, could not but strengthen the discomfort sailors feel leaving Mar del Plata”.

Les caractéristiques essentielles de cette traversée de 1200 milles se résument ainsi :

- l’extrême variabilité des vents et leur force

- l’abri s’affaiblissant vers le Sud fourni par le continent Sud Américain qui s’amincit

- l’absence de bons abris facilement accessibles

- de très gros marnages, atteignant 12m autour de Rio Gallegos et de Santa Cruz, générant de forts courants de marée.

Nous nous y engageons avec respect dans le sillage des anciens et valeureux CapHorniers.

Nous sommes par 36°15’S et 56°20’W. Il fait pour l’instant un temps splendide mais sans vent. Aidé par un courant favorable et sur une mer d’huile BALTHAZAR avance paisiblement à 7 nœuds sur le fond poussé par son moteur tournant seulement à 1000 T/mn. Il nous faut être économe en gasoil car la route est longue et je n’ai pas voulu en embarquer trop à Piriapolis (j’ai le réservoir rempli à environ 75% soit 800L, près de 1000 milles d’autonomie quand même !) car j’aurai besoin du gasoil chilien déparaffiné de Puerto Williams pour m’engager vers l’Antarctique en ne risquant pas qu’il devienne visqueux dans les eaux glaciales. La météo (il faut être sur ses gardes dans ces eaux où les vents changent très vite de force et de direction) me confirme en les affinant les prévisions d’hier : pétole en journée, vent favorable force 4/5 la nuit prochaine, vent contraire de force 5/6 demain, puis à nouveau vent favorable 4/5 après demain. Les rotations des vents de 180° à 360° en 24h sont monnaie courante dans ces contrées.

Vous vous souvenez sans doute que j’avais pendant la traversée de l’Atlantique empanné à deux reprises d’une manière intempestive en ouvrant le navigateur Maxsea de mon PC pour envoyer à la NOAA la requête météo (le pilote automatique étant en mode navigation, c’est-à-dire suivi d’une route fond désignée, sur le navigateur Navnet, il passe en stand by sans aucune alarme lorsqu’il voit deux navigateurs simultanément, Maxsea et le navigateur NAVNET de Furuno), pliant un chandelier et éclatant deux poulies de retenue de bôme. J’ai maintenant, grâce à l’ingéniosité d’un copain de JP et Mimiche, pour éviter que cette étourderie ne se reproduise, particulièrement au réveil, un superbe penseur de Rodin qui envahit l’écran quand j’allume Maxsea qui m’alerte et m’interroge : « Attention , lancer ce programme peut déconnecter le pilote automatique. Souhaitez-vous continuer ? Oui/Non » permettant à coup sûr de prendre les dispositions nécessaires (passage du mode NAV au mode Auto avant de répondre Oui).

Après un départ hier par un temps maussade et froid dans une mer hachée (les faibles profondeurs, 12 à 15m sur près de 220 milles d’ici à Mar del Plata, freinent les vagues et la houle, creusant la mer et créant des vagues courtes qui ralentissent le bateau) nous avons bénéficié cette nuit froide d’un vent nous permettant de faire route directe au près serré sous une voûte étoilée éclatante. La transparence de l’atmosphère, qui caractérise les mers froides du Sud, était telle que les étoiles de première grandeur créaient des reflets dans les vagues aux crêtes phosphorescentes, et la Voie Lactée traversait le ciel comme un trait de pinceau irrégulier et lumineux. Pour la première fois nous avons identifié clairement la Croix du Sud. Nous y voilà ! Dès qu’il fallait manœuvrer sur le pont ou simplement faire le tour d’horizon la veste épaisse de quart était nécessaire.

Pour l’instant le soleil de la fin du Printemps a bien réchauffé l’atmosphère et nous prenons notre déjeuner assis sur les coussins du cockpit (mais sans quand même déployer la table, pour rester manoeuvrant). Le Nordet annoncé par la météo se lève un peu plus tôt que prévu. Tout près du vent arrière nous affalons la Grand Voile et déployons le génois. Heureux de couper le ronron du moteur nous avançons dans le calme de cette mer peu agitée à plus de 6 nœuds sur le fond. C’est l’heure de la sieste, puis du goûter. Profitons-en car le baromètre baisse régulièrement, nous annonçant l’approche d’une dépression.

Mardi 30 Novembre 8h du matin par 38°22’S et 57°42’W. Maurice et JP sont allés dormir pendant que je fais mon quart du matin. La nuit a été agitée et le sommeil est venu par bribes. Arrivés hier soir tard au large de Mar del Plata où nous ne nous arrêterons pas, il nous a fallu en effet batailler pour faire face à un grain fort, ponctué d’éclairs, laissant derrière lui une mer désordonnée. A prendre trois ris et sortir le solent. Réglages et virements de bord devant le banco des Pescadores pour accompagner la soudaine rotation de 180° du vent qui passe du NE au SW, remontée au près serré avec un courant contraire de 1 à 1,5 nœuds pour passer les Punta Magates et Punta Hermengo à environ 6 milles de la côte dont nous voyons bien les lumières.

Le ciel s’est à nouveau dégagé et le lever du soleil est superbe. La température de l’eau de mer est descendue à 15°C, il fait frisquet dans le cockpit.

40°57’S61°06’W ce Mercredi 1er Décembre. Il est 19h45. La nuit dernière nous avons reçu le baptême de notre entrée effective dans les 40ièmes rugissants: grand frais force 7 toute la nuit avec coup de vent force 8 pendant une partie. Nous étions au portant sous génois seul réduit. BALTHAZAR filant à plus de 8 nœuds soulevait bien sa poupe pour laisser passer les déferlantes mais les embardées et coups de roulis induit par leur passage rendaient le sommeil agité au sens propre : mieux valait être bien calé dans sa toile antiroulis pour ne pas se faire éjecter de sa couchette. Aujourd’hui le beau temps maniable est revenu. Le temps change sans arrêt et très vite, nous obligeant à rester sur nos gardes (et légèrement sous toilé, il vaut mieux ici avoir un ris d’avance qu’un ris de retard) car le baston n'est jamais loin. Les cartes météo qu’il faut rafraîchir toutes les 6 heures sont une aide précieuse pour adapter notre stratégie de route et d’allure à la situation réelle.

Jeudi 2 Décembre 6h37. A la relève du quart nous regardons Maurice et moi le totalisateur du loch. Hourra ! 20.000 milles sur les mers sont passées dans le sillage de Balthazar depuis son baptême à Ouistreham fin Mai 2008.

Je m’interroge sur la raison pour laquelle Jules Verne, encore lui, a fait parcourir 20.000 lieues au sous marin Nautilus (à propulsion électrique !) du capitaine Nemo. Une médaille en chocolat à celui qui nous l’explique. Pour l’aider je rappelle, comme chacun sait, que la lieue commune (terrestre) représentait 1/25 de degré du méridien terrestre soit 4,44 km, la lieue marine 1/20 de degré terrestre soit 3’ d’arc ou 3 milles (soit environ 5,56 km). Il était commode, je suppose, pour les marins comptant les distance en milles nautiques (1’ d’arc du méridien terrestre) que les lieues marines soit un multiple entier du mille.

Après un épisode de calme et de moteur cette nuit la brise de SW est rentrée. Sous GV à 2 ris et solent nous remontons au prés serré, route à l’Ouest, pour nous rapprocher de la côte au niveau de la péninsule de Valdès, abritant le golfe de Valdès où viennent se reproduire des centaines de Baleines franches australes.

Vendredi 3 Décembre 10h13 par 43°22’S et 63°59’W. Depuis hier et toute la nuit dure navigation au près en tirant des bords dans un bon force 6, force 7 par moments en venant virer près de l’entrée du Golfe de Valdès, mais attention aux brisants et marmites que génèrent des courants de marée de plus en plus puissants (le marnage, différence de hauteur entre haute et basse mer, atteindra près de 12m plus au Sud, au voisinage de Rio Gallegos et de l’entrée du détroit de Magellan, soyons y avant la pleine Lune et ses vives eaux !) près de ces passages étroits ou près des hauts fonds. La gîte continue, et les coups de gîte nécessitent des efforts musculaires importants pour faire le moindre mouvement ou déplacement. Comme dit JP le bonheur est dans la couchette sous le vent mais sûrement pas ici dans le prés !

Nous ne sommes plus qu’à 112 miles de notre objectif, la Caleta Horno et l’Isla Leones voisine, pour s’abriter et récupérer de cette dure étape de plus de 850 milles faite en majorité au prés. Compte tenu des conditions nous devrions y arriver demain.

En fin d’après midi le vent tombe par un temps splendide mais le baromètre chute plus encore et clignote annonçant un vent fort à très fort. Des cirrostratus s’installent. Puis le vent reprend en faisant (en une heure !) une rotation régulière du Nord au Sud Ouest. La vitesse de cette rotation et la chute rapide du baro nous indique que la dépression qui arrive est plus proche de nous et en avance par rapport à la prévision météo. Cap sur la côte et l’abri le plus proche, Puerto Santa Elena, excellent abri à l’entrée sûre listé sur ma short list des abris tenue à jour par avance dans le livre de bord. Il ne faut pas en effet commencer à fouiller le guide et examiner les cartes de détail quand le vent déboule tout à coup à 30 ou 40 nœuds.

Nous y voilà : les premières rafales arrivent, mais sur nos gardes nous avions déjà pris 3 ris dans la GV et nous sommes déjà à moins de 10 milles sous le vent de la côte. A réduire le génois, l’enrouleur du solent faisant encore de la résistance. La nuit tombe par un vent qui forcit mais ne lève pas de mer forte avec le fetch réduit. Il passe au SW vent de bout et nous terminons l’approche au moteur. Nuit noire, validation de la carte par le radar (erreur de 350m de calage de la carte de détail), Maurice posté à l’avant avec un puissant projecteur pour essayer d’identifier les bancs de kelp (algues aux lanières larges et pouvant atteindre 15 m de longueur) qui signalent les fonds rocheux faiblement immergés et qui peuvent se prendre dans l’hélice, n’y voit goutte dans les volées d’embruns emportés par les rafales. Virage de la pointe Nord qui protège la baie, à laisser sur tribord un récif bien visible sur le radar, nous entrons dans la baie elle-même grande mais bien refermée et allons mouiller l’ancre blotti dans un repli de la rive sous le vent de Sud Ouest, pas trop près quand même pour pouvoir éviter quand le vent fera sa rotation pour revenir au NE. L’ancre croche immédiatement et le rappel dans le vent fort ne laisse aucune inquiétude sur la qualité de l’ancrage. Au GPS je vérifie que nous ne dérapons pas. Dans le vrombissement de l’éolienne et les lourdes rafales du vent je suis satisfait d’avoir changé pour cette croisière au pays des vents costauds ma ligne de mouillage principale : remplacement de l’ancre DELTA de 35kg par une ancre néozélandaise ROCNA, certainement la meilleure du marché actuellement, de 55kg, équipée d’une nouvelle chaîne de 12mm en acier à haute résistance (70 hbars au lieu de 40 hbars pour les chaînes habituelles). Cela permet de dormir plus détendu ! Je suis content aussi d’avoir appris dans les mouillages ventés des Caraïbes qu’en relevant la dérive à fond BALTHAZAR n’a plus de point d’appui et donc ne tire pas des bords au mouillage (il reste tranquille comme un canard posé sur l’eau) comme le font la plupart des quillards quand le vent est fort, mettant à mal leur ligne de mouillage dans des coups de rappels violents.

A 2h du matin, après une rapide collation nous allons nous effondrer de sommeil dans nos bannettes.

Grasse matinée bien gagnée de l’équipage. Réveil et petit déjeuner à midi passé par un temps splendide. Le vent est tombé et l’eau de belle couleur est plate. Journée de repos. Les collines semi désertiques aux formes douces qui nous entourent ont une couleur tirant sur l’ocre. Nous apercevons au flanc de l’une d’elles un groupe de chevaux en liberté. Pas une âme qui vive ni construction. Nous sommes en pleine nature, à l’extrémité orientale de la pampa et du pays des gauchos. Sensation de paix et d’harmonie dans ce pays rude que nous commençons à aimer.

Vers 16 heures je me mets en cuisine pour un menu amélioré : dorade en papillotes aux baies rouge avec un filet d’huile d’olive et une pincée de sel accompagnée de riz, arrosée d’un bon Muscadet bien frais, glace aux amandes.

Ainsi reposé et restauré je monte une nouvelle fois au sommet du mât voir pourquoi l’enrouleur s’enroule mal, devinant d’avance ce que je vais trouver. En effet j’avais observé lors du montage du nouvel émerillon que le manillon de la manille livrée avec la nouvelle pièce se glissait entre deux parois cylindriques concentriques avec un espace excessivement faible (quelques dixièmes de mmm) entre elle et la paroi extérieure du cylindre inférieur. J’avais dû desserrer et freiner le manillon qui dépassait légèrement. J’avais ensuite fait dérouler puis enrouler sous mes yeux, perché en haut du mât au port, que le solent se déroulait et s’enroulait sans problèmes. Sous l’effet de l’étarquage et du mouvement de la voile le jeu minuscule entre la manille et le cylindre intérieur se sera révélé insuffisant. Bingo ! C’est ce que je constate en voyant la manille frottait sur le cylindre qui est rayé sur toute la hauteur de la manille. En dessinant et réalisant la nouvelle série d’émerillon le bureau d’études de FACNOR a oublié de traiter l’interface tout bête entre l’émerillon et sa manille. Nous voilà promus chez FACNOR essayeurs/metteurs au point. Nous meulons la manille pour lui enlever 2mm, meulons le manillon pour pouvoir le serrer bloqué sans qu’il dépasse de la manille et je glisse une rondelle de rattrapage de jeu entre la face interne de la manille et le bossage externe de l’émerillon pour empêcher celle-ci de se déplacer, ne serait-ce que d’un mm vers l’intérieur. Plusieurs essais d’enroulement/déroulement drisse bien étarquée, se déroulent sans aucune friction. Espérons que cette fois c’est la bonne !

Il va falloir quand même que FACNOR (à leurs frais comme la fois précédente) m’envoie un troisième émerillon neuf à mon domicile, avec une manille laissant, ce que je leur propose, un espace de 3 mm au minimum entre la nouvelle manille bien immobilisée et la face externe du cylindre intérieur, le jeu que nous avons pu réaliser avec les moyens du bord n’excédant pas 1,5mm environ. En outre les guides en caoutchouc dur sont sous l’effort de blocage, comme la fois précédente, sorti de leurs gorges et je n’ai réussi au maillet en caoutchouc qu’à les ramener dans une des deux gorges mais pas les deux. Il ne faudrait pas que la bague guide se mette à patiner à l’enroulement. Nous sommes bon pour effectuer ce deuxième échange à Ushuaia ou Puerto Williams lors de mon retour, avec le nouvel émerillon, après les fêtes de Noël en famille.

Dimanche 5 Décembre, 16h00 par 44°36’S et 65°20’W. BALTHAZAR est mouillé à la caletta Leones, Isla Leones. Endroit totalement désert et sauvage, dominé par un ancien phare abandonné. Des colonies d’énormes lions de mer nous entourent, vautrés sur les plages. Des centaines de pingouins de Magellan se dressent en nous observant. Débarquement en zodiac ; cette faune totalement nouvelle pour nous se laisse approcher à une dizaine de mètres. Davantage et les lions glissent à la mer alors que les cohortes de pingouins s’écartent. Cette espèce de pingouins, à la démarche bipède toujours comique et empruntée, de petite taille (40 à 70cm maximum) se caractérise par un liseret blanc en forme de croissant autour des yeux se détachant sur leurs plumes noires et deux colliers noirs sur leur bréchet blanc. Ceux que nous croisons dans l’eau reprennent une position de canard. Ce sont bien des oiseaux palmipèdes. Pendant que nous parcourons la plage de petits galets nous les voyons sortir de l’eau de retour de la pêche et c’est très drôle au sens propre de les voir passer en un instant de l’état de canard à l’état de bipède comique dès qu’ils prennent pied.

Nous ne pouvons pas nous attarder dans ce mouillage de beau temps car le baromètre est en chute libre depuis ce matin et nous annonce des vents forts. Nous avons déjà d’ailleurs 20 à 25 nœuds de vent au mouillage. Nous dérapons vers 18h et nous dirigeons vers la Caletta Horno située à moins de deux milles sur la côte.

Au fond de la Bahia Gil et à côté du Cabo dos Bahias nous découvrons au dernier moment l’entrée étroite d’une longue calanque sinueuse offrant l’un des meilleurs abris tous temps de la côte argentine. Des hauts fonds sur lesquels gronde et se brise la houle protège son entrée et un virage à 90° ensuite l’isole du vent, de la houle et du bruit de la mer. A 19h par un temps splendide et sans nuages l’ancre plonge au milieu derrière ce repli. Deux aussières flottantes de 100m sont frappées sur les rochers pour tenir Balthazar dans l’axe de la calanque. Nous savourons soudain le calme et le silence de cet endroit sauvage et magique. Le soleil qui baisse accentue les couleurs ocre orangé des roches des petites falaises de 30 à 50 m qui nous entourent et la transparence incroyable de l’atmosphère souligne avec une extrême netteté les contours de la végétation semi désertique qui se détache sur le sommet des collines. C’est l’heure du Ti’Punch dans le cockpit encore baigné de soleil. Demain nous irons voir les Guanacos.

aux équipier(e)s, parents et ami(e)s qui ont la gentillesse de s’intéresser à nos aventures marines.

équipage de Balthazar: F. Jean-Pierre d’Allest, Jean-Pierre Merle, Maurice Lambelin